Que faire quand nos pires cauchemards deviennent réalité ? Quand nos peurs les plus profondes tracent un seul chemin s'offrant à nous ? Qu'au moindre faut pas, nous tombons dans le vide. Sans jamais s'arrêter. Notre coeur cessera de battre si nous lâchons prise. Croire que réussir est possible, c'est se mentir à soit-même. Nous regardons autour de nous, il n'y a seulement qu'un vide. Un malheureux vide. Une sensation attroce. L'aide d'êtres chers est précieuse, mais nous ne nous en rendons compte qu'après les avoir perdu. « Il avança. Je ne le regardais pas. J'avais peur, une fois de plus. Je me souvenais de son regard. Un regard avait si peu d'importance, pourtant il me foudroya. Un éclair me traversa, je sentis une douleur invinsible me transpercer les entrailles. Je sus à ce moment qu'être venu n'était qu'une grosse et pitoyable erreur. C'est alors que la douleur s'eveilla réellement, mon corps prenait feu, des coups irréparables qui changeaient désormais le sens complet de ma vie. Je fermais les yeux, essayant de ne pas penser. Une muraille sans lumière s'était construite. Une muraille indestructible. »
Que faire quand nous perdons notre âme-soeur ? Un cauchemard eveillé. Quand nous tombons amoureux, il est très difficile de penser correctement. Notre âme, esprit est envahit de toute part par la personne que l'on aime. C'est un sentiment merveilleux. Un sentiment incontrolable. Jamais nous n'avions été autant fasciné par une simple personnalité. Notre vie est mise entre parenthèse. Nous en oublions presque nos besoins. La seule personne qui compte alors est celle avec qui nous partageons tout. Mais quand le destion s'acharne à nous détruire, quand nous commencons à voir quelques lueurs dans ce vide si sombre, quand le flou devient net, notre antidepresseur nous quitte, nous sommes vulnérable. Nous sommes morts. Nous tombons alors à la vitesse supérieur dans ce vide qui nous est si familier, à présent. Mourir d'Amour. « Tu avançais vers moi, pour m'offrir un nouveau baiser. Mon coeur battait, comme chaque fois que tu approchais de moi. Des frissons me traversèrent. J'aimais ne t'avoir que pour moi. J'aimais t'admirer. J'aimais quand tu caressais mes cheuveux, j'aimais sentir tes lèvres, j'aimais tes yeux, ton sourire, ton odeur. Je t'aimais. Tu m'as pris par la main, et nous avions marché, je te disais tout, tout ce qui pouvait me passer par la tête. Ma douleur n'existait plus. Je ne pouvais que sourir, que ressentir le plus profond des bonheur. Parceque c'était toi. Parceque je t'aimerais pour longtemps encore. »
Que faire quand nous n'avons plus la force d'avancer ? Nous continuons à nous battre. Et quand se battre devient trop épuisant ? Nous plongeons. Que faire quand nous suffoquons ? Quand nous pleurons jusqu'à en vomir. Quand nous nous arrachons la peau avec les ongles. Quand nous utilisons des armes de défenses contre nous. Quand notre estomac se tord. Quand notre gorge est nouée par les larmes. Quand marcher droit devient un suplice. Quand s'empêcher de se laisser mourir devient une obligation. « J'ai toujours pensé que la vie ne m'offrirait rien de mirifique. Je ne sentais même pas l'eau bouillante brûler sur mon corps. La douleur, telle qu'elle soit, ne m'atteignait plus. Inexistante, je m'emparrai de la lâme. Je sentais des gouttes de sang coulant le long de ma tempes, puis ma joue. La lâme effleura mon avant bras. J'appuyais délicatement. Je sentis mon corp s'enflammer. Ma respiration se saccader. Je n'avais pas été assez loin. J'appuyais alors en silence, vivement et fortement. L'eau transparente se teinta de rouge. Mes poumons ne s'oxygenaient plus. Je plongeais ma tête sous l'eau qui devint alors rougeâtre. Je trouvais celà ravissant le sang se mélangeant à l'eau pure reflettant les murs blancs un rouge lointain, comme si ces tâches avaient été là mais nettoyés pour devenir invisible, en vînt. La dernière chose que j'eu vu. J'ai toujours pensé que la mort ne m'offrirait rien de mirifique, je me suis trompée, elle m'a offert quelque chose de merveilleux, d'irrévisible : la mort. »